Guerre de 1812

La guerre de 1812 fait appel au conflit militaire qui a opposé les États-Unis à la Grande-Bretagne. Colonie britannique, le Canada a été ainsi entraîné dans la guerre de 1812 et envahi à maintes reprises par les Américains. C'est au cours du 19e siècle que l'on a pris tranquillement l'habitude d'appeler cette guerre, "la guerre de 1812", en lui accolant la date à laquelle elle avait commencé bien qu'en réalité, elle n'ait prit fin qu'en 1814.

Raisons de la guerre de 1812

La véritable origine de la guerre de 1812 remonte au conflit qui fit rage en Europe vingt ans après le règne de Napoléon Bonaparte. Ces Guerres napoléonniennes avaient forcé la Grande-Bretagne à prendre certaines mesures, mesures qui avaient grandement irrité les États-Unis. Dans le but de paralyser le commerce britannique, Napoléon avait ordonné, le 21 novembre 1806, le blocus (Décret de Berlin) du transport des marchandises vers la Grande-Bretagne. Il avait de plus, ordonné que tous les ports européens relevant de son autorité refusent le mouillage des navires britanniques; il avait aussi décrété que tous les navires français et neutres qui avaient mouillé dans un port britannique avant d'entrer dans les eaux d'un port continental seraient saisis (d'où le nom de système continental).

La Grande-Bretagne répondit à Napoléon par une série de décrets exigeant de tous les navires neutres qu'ils obtiennent un permis avant de pouvoir naviguer en Europe. Depuis la victoire de Lord Nelson à Trafalgar (21 octobre 1805), la Grande-Bretagne détenait le pouvoir maritime et pouvait donc mettre son blocus à exécution. Pendant près de vingt ans, les Américains s'étaient retrouvés confrontés au problème d'être un pays neutre en plein cœur d'une grande guerre européenne. Les tensions montèrent d'un cran quand les Britanniques commencèrent à empêcher les navires américains à faire du commerce en Europe. Encore plus insultante fut cette pratique britannique de fouiller les vaisseaux américains à la recherche d'abord , de marchandises de contrebande - que les Britanniques eux-mêmes avaient jugées être illégales- et de déserteurs, qui avaient fui les dures conditions de travail dans la marine royale. Les certificats de citoyenneté américaine de ces déserteurs, qui s'étaient engagés à bord de navires américains, ne réussirent cependant pas à influencer les Britanniques, au contraire. Les capitaines britanniques n'hésitèrent aucunement à appréhender ces Américains, nés en sol américain, afin de les faire travailler sur les navires britanniques; ce qui fut perçu comme étant de l'arrogance extrême.

Ces tensions maritimes provoquèrent une explosion - au sens propre - en 1807 au large des côtes de la baie de Chesapeake. Une flottille britannique surveillait la baie, à la recherche de navires français, quand plusieurs marins anglais réussirent à déserter d'une part, pour ensuite s'enrôler rapidement dans la marine américaine. Le capitaine de la frégate américaine de 38 canons, le Chesapeake, était fort bien au courant de la présence à son bord des déserteurs lorsque le commandant du HMS Leopard essaya d'y monter pour fouiller son navire. Comme le Chesapeake refusait d'obtempérer, le Leopard, navire de 50 canons, fit feu, tuant 3 hommes et blessant 18 autres membres d'équipage. Les Britanniques montèrent à bord du navire américain et appréhendèrent 4 hommes. L'affaire du Chesapeake suscita l'indignation, même chez les Américains modérés. Le 1er mai 1811, le navire britannique HMS Guerriere essaya d'appréhender un marin américain qui se trouvait à bord d'un navire côtier, geste qui ne fit qu'aggraver les tensions.

Ce différend quant aux droits maritimes aurait pu être réglé par la diplomatie. En fait, le nouveau gouvernement de Lord Liverpool avait annulé les décrets quelques jours après que les États-Unis eurent déclaré la guerre, mais les Américains avaient d'autres intérêts en jeu. Certains Américains ne souhaitaient pas la guerre avec la Grande-Bretagne, notamment les marchands de la Nouvelle-Angleterre et de New York. Le président James Madison fut intrigué par l'analyse du major-général Dearborn qui concluait que, dans l'éventualité d'une guerre, le Canada serait une proie facile et qu'en réalité, les Canadiens accueilleraient favorablement une invasion. C'était une guerre que les « Faucons de la guerre », des membres du Congrès du Sud et de l'Ouest, anglophobes et nationalistes, réclamaient à grands cris. Pour ces républicains, la guerre était d'abord un moyen de se venger des Britanniques, pour le désarroi économique dans lequel les avait plongés le blocus, mais aussi parce que les Anglais, selon eux, complotaient en encourageant la résistance des Premières Nations contre l'expansion américaine dans l'Ouest. Le 1er juin 1812, le président Madison envoya au Congrès une demande de déclaration immédiate de guerre. Le 4 juin, les membres du Congrès votèrent en faveur de la guerre (79 pour; 49 contre). Le 17 juin, le Sénat emboîta le pas au Congrès (19 votes pour; 13 contre) et le 18 juin, Madison signa la déclaration de guerre contre la Grande-Bretagne

Les premières campagnes de la guerre de 1812

Les forces britanniques et canadiennes étaient nettement moins nombreuses que les forces américaines. À mesure que les Américains mettaient au point leurs préparatifs, il leur devenait évident que le Haut-Canada serait la cible la plus facilement atteignable; les Provinces maritimes étaient protégées par la puissance maritime de la Grande-Bretagne et le Bas-Canada était protégé par son isolement et par la forteresse de Québec. Le Haut-Canada semblait donc être une cible toute indiquée : la population était en majorité américaine et la province n'était pas vigoureusement défendue.

Les forces britanniques, pourtant pas si nombreuses, étaient tout de même beaucoup mieux préparées que ce que croyaient les Américains. Le 41e Régiment de soldats britanniques réguliers avait été renforcé et la Marine provinciale avait la mainmise sur le lac Ontario. C'est grâce au génie du major-général Sir Isaac Brock, administrateur du Haut-Canada, qu'une bonne partie de ces préparatifs avait déjà eu lieu. Brock comprenait parfaitement bien les enjeux de l'imminent conflit et au cours des huit mois qui avaient précédé la déclaration de guerre, s'était démené corps et âme pour obtenir des mesures de défense. Mais de façon encore plus remarquable, Brock avait mis au point une politique qui faisait des Premières Nations les alliées des Britanniques.

Comme la plupart des commandants, Brock était mécontent du nombre de soldats dont il disposait : il ne pouvait compter que sur 1600 soldats réguliers dans la province. Il n'était cependant pas prêt à tout simplement attendre, passivement, que les Américains se mettent à bouger. Il était convaincu qu'un coup militaire audacieux, non seulement galvaniserait la population, mais encouragerait les Premières Nations à se ranger à ses côtés. Le 17 juillet, il s'empressa donc de saisir rapidement et sans effusions de sang le poste clé américain dans l'île à Michilimackinac, sur les berges du lac Huron. Lorsqu'il arriva à Amherstburg, Brock découvrit que l'invasion américaine dirigée par le pompeux général William Hull avait déjà été arrêtée. Le grand chef shawnee Tecumseh à ses côtés, Brock eut l'audace d'exiger que Hull rende Detroit, ce que fit le malheureux général le 16 août, donnant ainsi aux Britanniques le contrôle du Michigan et du Haut-Mississipi.

La remarque de Thomas Jefferson selon laquelle la conquête du Canada ne serait qu'une « simple promenade » revient dès lors hanter Washington. Après avoir perdu une armée à Détroit, les Américains en perdent une autre le 13 octobre à Queenston Heights (voir Bataille de Queenston Heights), lorsque leur milice, forte de sa garantie constitutionnelle, refuse de pénétrer au Canada. Cependant, Brock meurt au combat, une perte irréparable. Une nouvelle armée américaine conduite par William Henry Harrison monte, non sans peine, depuis le Kentucky et tente de reprendre Détroit. Le 22 janvier 1813, une aile de cette armée est décimée à Frenchtown par un détachement britannique, canadien et amérindien sous les ordres du lieutenant-colonel Henry Procter, de sorte que toute autre tentative d'invasion est abandonnée cet hiver-là. D'Américains au Canada, il ne reste plus que des prisonniers de guerre.

Brock décédé, la stratégie britannique consiste à agir de façon défensive et à laisser les envahisseurs faire des erreurs. Le gouverneur, sir George Prevost, ménage soigneusement ses maigres troupes; il retient une solide garnison à Québec et n'envoie des renforts que lorsqu'il en dispose. Dès la reprise de la campagne en 1813, les envahisseurs veulent s'emparer de Kingston et séparer ainsi les deux Canadas, mais un manque d'esprit de décision détourne l'attaque vers York (Toronto), objectif plus facile. L'occupation de la ville est de courte durée. On incendie les édifices publics et on saisit le matériel naval de valeur destiné au lac Érié. Toutefois, les Britanniques, en brûlant leur navire de guerre inachevé, empêchent l'ennemi de s'en emparer et d'exercer leur emprise sur le lac Ontario. Jusqu'à la fin de la guerre, ni l'un ni l'autre n'arrivera à se rendre maître du lac Ontario.

Les Américains abandonnent York, et, le 27 mai 1813, leur flotte s'empare de Fort George à l'embouchure du Niagara. Bien que cette période s'avère être très lugubre pour les Britanniques, leur situation militaire n'est tout de même pas irrécupérable. Les Américains ne tirent pas profit des avantages conférés par leurs victoires et, plus particulièrement, ils ne font aucun effort pour mettre fin à la fuite du général John Vincent et de son armée de Fort George. La nuit du 5 juin 1831, les hommes de Vincent s'en prennent à leurs poursuivants à Stoney Creek. Au cours d'une lutte ardue, les Américains sont délogés, deux de leurs généraux sont faits prisonniers et, découragés, ils se retirent vers Niagara. Trois semaines plus tard, les Américains essuient une autre défaite, à Beaver Dam, où 600 soldats sont capturés par des membres des Premières Nations. Miné par la maladie, la désertion et le départ des soldats engagés pour une courte période, le commandement américain abandonne finalement Fort George le 10 décembre et quitte le Canada. En partant, les miliciens incendient Newark (Niagara-on-the Lake), geste qui incite les Britanniques à une brutale revanche à Buffalo. Ces représailles se poursuivent jusqu'en août avec l'incendie de Washington.

Les campagnes de l'Ouest de la guerre de 1812

Les Américains ont plus de succès sur leur flanc ouest. Les Britanniques tentent en vain de s'emparer de la forteresse de Harrison au Fort Meigs, sur la rivière Maumee. Une lutte s'engage pour la maîtrise du lac Érié (voir Guerre sur les lacs). Les deux flottes rivales, toutes deux construites de bois vert sur les lieux mêmes, se rencontrent le 10 septembre à Put-in-Bay (voir Bataille de Lac Érie). Les Britanniques sont affaiblis par la saisie de matériel naval par les Américains, à York le printemps dernier, et par la perte au début du combat de plusieurs officiers supérieurs.

Le commodore américain Oliver Hazard Perry, marin audacieux, emploie des tactiques peu orthodoxes qui changent la défaite en victoire, et il devient le premier homme de l'histoire à capturer une flotte britannique complète. Le lac Érié devient un lac américain, Détroit est abandonné et les Britanniques se retirent au-delà de la rivière Thames.

Cependant, Procter retarde l'heure de son repli, retard qui a des conséquences fatales, et se fait rattraper par Harrison à Moraviantown (connue aussi sous le nom de Bataille de la Thames). Là, les soldats réguliers et les guerriers autochtones, exténués, sont acheminés et éparpillés. Procter s'enfuit, Tecumseh est tué. Même si Harrison ne peut poursuivre sa marche victorieuse - ses soldats du Kentucky ayant hâte de rentrer dans leurs fermes pour les récoltes - la défaite n'est cependant pas catastrophique pour la province mais elle sonne le glas de l'alliance amérindienne du Nord-Ouest.

La campagne au Bas-Canada dans la guerre de 1812

Bien que les Américains aient porté un coup fatal au Bas-Canada, leurs armées d'occupation, dix fois plus nombreuses que les armées ennemies, sont dirigées par des généraux à l'incroyable incompétence, James Wilkinson et Wade Hampton. C'est sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Salaberry qu'un groupe hétéroclite de réguliers britanniques - composé de Voltigeurs, de membres de la milice et des autochtones des Premières-Nations- arrête les Américains dans leur avancée ; le 11 novembre , la situation se répète à Crysler’ Farms (près de Morrisburg, Ontario), sous les ordres du lieutenant-colonel Joseph Wanton Morrison.

La dernière invasion du Haut-Canada en 1814

L'année suivante, les Américains traversent à nouveau le Niagara, à Buffalo, ils s'emparent facilement du Fort Érié le 3 juillet, et remportent haut- la -main une attaque téméraire lancée par les Britanniques, dirigés par Phineas Riall, à Chippawa, le 5 juillet. Mais le moment le plus marquant de toute cette campagne du Niagara fut la Bataille de Lundy’s Lane, le 25 juillet, la plus amère des batailles de toute cette guerre.. Menée par une nuit noire et suffocante qui empêche les soldats épuisés de distinguer l'ami de l'ennemi, la bataille se termine dans l'impasse totale. Se retirant à Fort Érié, l'invasion américaine a désormais bel et bien lieu. Les troupes américaines infligent une cuisante défaite aux soldats du nouveau commandant britannique, le lieutenant-général Gordon Drummond, quand celui-ci tente une attaque dans la nuit du 14 au 15 août. Avec des troupes de part et d'autre complètement exténuées, une trêve de trois mois s'ensuit. Enfin, le 5 novembre, les Américains se retirent de nouveau, et traversent le Niagara, mettant officiellement fin à la guerre dans le Haut-Canada.

La campagne de l'Est de 1814

Sur le front de l'Atlantique, le lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, sir John Sherbrooke, conduit des troupes de Halifax vers le Maine et saisit Castine le 1 septembre. À la mi-septembre, les troupes britanniques contrôlent une grande partie des côtes du Maine, qui ne seront rendues aux États-Unis qu'au moment de la signature du traité de paix.

En 1814, le plus gros effort que déploieront les Britanniques sera l'invasion du nord de l'État de New York. Le gouverneur Prevost conduit ses troupes comprenant 11 000 anciens soldats de Wellington, à Plattsburgh, sur le lac Champlain. L'hésitation de Prevost à attaquer - personnalité très différente de celle de Brock - et la défaite du 11 septembre, lorsque la flotte britannique rapidement assemblée fut défaite dans la bataille de Plattsburgh par le commodore américain Thomas Macdonough, forcent Prevost à se replier. À elle seule, cette décision fait pencher la balance en faveur des Américains, forçant les négociateurs britanniques lors des pourparlers de paix à Gand, à diminuer leurs exigences et à accepter le statu quo. Si Prevost n'avait pas échoué, une bonne partie du Nord de l'État de New York serait aujourd'hui canadienne. Mais en revanche, si les Américains avaient remporté la bataille de Stoney Creek ou encore, s'ils s'étaient emparés de Montréal, une bonne partie de l'Ontario et du Québec, peut-être même les territoires entiers, auraient vu la bannière étoilée claquer au vent.

La dernière bataille dont on fait mention lorsque l'on évoque la guerre de 1812 est la Bataille de la Nouvelle-Orléans. Cette bataille a été cependant suivie d'une autre bataille le 11 février 1815 à Fort Bowyer, dans la baie Mobile; eurent lieu ensuite d'autres batailles navales, dont une bataille entre le sloop américain Peacock et le croiseur des Indes orientales, le Nautilus, dans l'Océan Indien. Cette confrontation survint quatre mois et demi après la signature du traité de paix, traité qui fut en fait la dernière bataille.

Le traité de paix : le Traité de Gand

Puisque aucun progrès n'avait été reporté sur le front militaire, le président Madison s'empressa d'accepter l'offre de médiation émise par le tsar de Russie. En août 1814 et à la veille de Noël, des délégués des deux camps se rencontrèrent à Gand. Un traité de paix y fut signé. Tous les territoires conquis devaient être rendus. Quant aux différends portant sur les frontières, des commissions conjointes les analyseraient.

Qui a gagné ou perdu la guerre de 1812?

Washington avait misé sur l'hypothèse suivante : la forte population américaine installée dans le Haut-Canada allait rejeter le joug britannique dès le déclenchement de l'invasion. Ce n'est toutefois pas ce qui s'est produit. Attirés au nord par la gratuité des terres et les impôts peu élevés, les colons voulaient qu'on les laisse tranquilles. Les Britanniques et l'élite Loyaliste ont donc pu offrir aux Canadiens une voie différente de celle de leur ancien ennemi. Une opinion allait s'accréditant : les combattants civils, et non les Amérindiens et les soldats de métier britanniques, avaient gagné la guerre. Plus mythique que juste, cette croyance a pourtant contribué à la naissance du nationalisme dans les deux Canadas.

Le Canada doit ses contours actuels aux négociations de paix alors que la guerre - ou les mythes nés de la guerre - a donné aux Canadiens le sentiment d'appartenance à une communauté et jeté les bases de la nation qui allait éclore. Dans cette optique, les Canadiens ont été les véritables vainqueurs de la guerre de 1812.

Pour les Américains, l'issue de la guerre n'a pas été si claire. Du fait que les questions de l'enrôlement forcé et des droits maritimes n'avaient pas été réglées lors des négociations de paix, raisons pour lesquelles la guerre avait été déclarée en premier lieu, la guerre a été un échec, et ce, malgré quelques victoires spectaculaires en mer, victoires qui annonçaient les possibilités à venir de la puissance américaine. De plus, la guerre a été un échec pour les « Faucons de la guerre » qui lorgnaient vers l'annexion du Canada. Militairement parlant, cela n'avait pas été possible. Quant aux conclusions voulant que cette guerre fut une deuxième guerre d'indépendance ou encore une guerre pour l'honneur et le respect, elles sont moins faciles à juger.

S'il y a des doutes quant aux vainqueurs, les perdants, eux, sont facilement reconnaissables. La mort de Tecumseh et la défaite des Premières Nations lors de la bataille de la Thames brisèrent la confédération de Tecumseh. Parallèlement, lors de la défaite de la nation crie, l'espoir de freiner l'expansion américaine dans les territoires des Premières Nations s'éteignit. Au Canada, les Premières Nations réussirent à préserver leurs terres et leurs cultures, certes, mais il n'en reste pas moins que lors des négociations de paix, les Britanniques abandonnèrent leurs alliés autochtones, tout comme ils l'avaient fait plusieurs fois auparavant.

Auteurs : Pierre Berton et James Marsh

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